📍 Site : Le Parc Ravel à Marquette-lez-Lille
accueille cette Microtopie comme un point de convergence et de rencontre inspiré par ce qui le borde. Le clapotis de l’eau du canal peu perceptible depuis le parc, les cliquetis de la déchetterie à ciel ouvert, le vrombissement de l’axe routier, les rires aux abords de l’école élémentaire... Ce sont les sonorités éclectiques qui traversent ce lieu qui ont amené à penser Movere, et deviennent le fil conducteur des intentions de ce projet.
Cette Microtopie est rapidement imaginée comme un élément de ponctuation au centre du parc, rythmant la balade des promeneurs, flâneurs, enfants, joueurs. Mais aussi comme un élément qui viendrait résonner avec la musicalité du nom et du lieu. Ravel. Comme une composition collective que l’on explore et actionne. C’est par le mouvement et la cinétique des éléments que la structure peut trouver sa manière d’être vivante, participative, vibrante. Mais comment ? Et avec quoi ?
Il faut se plonger dans la recherche des mécanismes des instruments de musique pour comprendre comment permettre le mouvement de cette structure. Souffler, appuyer, tendre... C’est le système d’action du piano qui permet de trouver les réponses. Par la bascule : la touche, la tension : la corde.
Simultanément au dessin technique, il est nécessaire d’interroger rapidement « l’écologie » du projet. En regardant les matériaux et déchets de construction qui sont à disposition, mais aussi en tentant d’inclure une notion de réemploi ludique, pour ne pas s’éloigner d’une volonté pédagogique.
De par l’opportunité d’une participation à une biennale de design, l’équipe a pu récupérer quelques pots de terre cuite, dont la résonance en leur coeur au contact du métal les inspire. Quelques résidus percutés contre ces pots permettraient la musicalité et donc l’expérience sonore de la structure. Ces métaux tintants, ils ont été entendus de l’autre côté de la rive. Quincaillerie abandonnée, c’est exactement celle-ci qui sera introduite au projet.
Ainsi, ce dessein raconte la seconde vie du matériau détourné, mais aussi l’importance du regard porté sur le territoire qui participe à la construction de l’idée.
Enfin, et pour anticiper -dès son introduction -la vie d’après, la structure a été imaginée comme une architecture montable et démontable. Un assemblage qui permettrait de faire voyager cette Microtopie dans la ville, et au gré des saisons.