Un collectif formé autour du Hangar Zéro havrais
Filateur est un collectif récemment formé. Le collectif s'est rencontré au travers des activités du Hangar Zéro, un tiers-lieu havrais d'écoconstruction, d'expérimentation sociale et solidaire. Ayant tous leurs intérêts propres, leurs pratiques convergent vers un souhait de proposer un regard différent sur le "faire" et son usage, inscrivant leurs actions dans un contexte social, historique ou culturel, en intégrant le réemploi et l'éco-conception dans leurs processus de création.
Informations sur le collectif
Marion Druez est une jeune diplômée en architecture. Elle développe une pratique ancrée dans le déjà-là et le réemploi, avec pour objectif principal de placer l'usager au cœur du projet et de faire transparaître l'humain dans le construit.
Nourrie par les enjeux de la réhabilitation et du bioclimatisme, sa démarche s'oriente vers un accompagnement à l'auto-construction avec une attention portée à la réversibilité et à l'efficacité énergétique, afin de proposer des architectures à la fois situées, sobres et résilientes.
Prune Carlier est Architecte D.E. Elle est collaboratrice de l'agence d'architecture Archipel Zéro, des associations Permac (Plateforme d'échange et de réemploi de matériaux de construction) et Grand Chantier (association mettant en relation les acteurs des filières bâtiment et enseignement afin de massifier les pratiques du réemploi des matériaux de construction sur l'axe Seine).
Prune Carlier s'est spécialisée dans le réemploi et les matériaux bio et géosourcés. L'expérimentation fait partie de son quotidien, toujours à la recherche de nouvelles manières de construire. Elle milite pour un réemploi systématique des matériaux et une architecture ancrée dans son site environnemental et social.
Nathan Boissel, lui, est Designer éco-social. Sa pratique ébéniste est expérimentale avec pour sujet le savoir-faire, qu'il soit artisanal, industriel ou de pratique amateure. Il a plaisir à découvrir, à apprendre tout ce qu'il peut, qu'importe le domaine. Il partage cette curiosité à travers ses travaux, en mettant en avant des éléments inhabituels ou en jouant avec l'usage d'objets ou de mobiliers. Ses interventions questionnent la place et la manière avec lesquelles nous vivons nos objets et comment ils pourraient être usés ou conservés.
Thomas Pouroux cherche à travailler de manière transversale entre architecture, artisanat et illustration. Il croit en une architecture engagée, utilitaire, durable et poétique. Diplômé en 2024, les liens qu'il a perçus entre architecture et narration durant ses études l'ont mené à la scénographie. Il pratique auprès de l'agence Lasagna & Racine avant d'installer sa micro-entreprise au Havre.